Témoin des camps, Mr Sobol - 22 février 2010

        Deux textes d'élèves

par Raffaele Calicis (6G)


Paul Sobol, un ancien prisonnier des camps, est venu nous raconter sa terrible expérience le lundi 22 février 2010. Pour commencer son discours, il nous a demandé de fermer les yeux pour que l’on s’imagine mieux ce qu’il allait nous raconter. Le fait de fermer les yeux nous a permis de nous représenter exactement ce que Mr Sobol nous disait. On s’est alors retrouvé à Bruxelles en 1942. Paul Sobol avait alors 16 ans, sa vie était des plus banales, la seule différence qu’il y avait entre lui et les autres était sa religion : il était juif. Pour lui cela ne signifiait pas grand chose, il n’était pas très croyant. Cependant, cette seule différence va le conduire dans les camps de la mort d’Auschwitz en 1944. Durant son séjour, Mr Sobol va être confronté à la mort, il s’en échappera grâce à son talent de peintre.

 

En 1945, il quitta le camp et effectua la marche de la mort vers Gross-Rosen-Lager. Il marcha durant 3 jours dans la neige et dans le froid. A peine arrivé, il fut directement transporté par wagon vers Dachau (camp de travail). En avril 1945, alors qu’il quittait le camp de travail en train, ils furent bombardés et Mr Sobol s’échappa durant ces bombardements. Il a été caché par des prisonniers français et en mai 45 les Américains l’ont libéré. Il fut alors rapatrié en Belgique par l’intermédiaire de la Croix-Rouge française.
Lorsqu’il est rentré chez lui, il était seul alors il s’est réfugié chez des amis. Quelques semaines plus tard, sa sœur est elle aussi revenue. Cependant, leurs parents et leur frère ne sont jamais revenus. Après cette terrible aventure Mr Sobol a travaillé pour survivre et a réussi à se rendre très utile. Il fit de nombreuses affaires et est  à l’origine des Carrefours et des Quicks.

 

Après ce discours, nous avons beaucoup réfléchi et ce qui nous a le plus impressionné, est le fait que Mr Sobol expliquait ces terribles évènements avec une telle facilité. Alors qu’après avoir vécu de telles atrocités, il devrait être difficile de reparler de telles choses. Au contraire, il a su nous accrocher en utilisant un vocabulaire approprié. Je trouve personnellement que cet homme est très courageux d’expliquer aux jeunes les atrocités qu’il a connues et de nous faire profiter de telles informations. Je remercie beaucoup Mr Sobol d’être venu à l’école et je l’encourage à continuer à expliquer aux jeunes les atrocités qu’Hitler à fait subir pour que de telles choses ne se reproduisent jamais.

 

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A la mémoire des survivants Juifs d'Auschwitz

par  Maxime LEON 6A

 

Ce lundi 22 Février 2010 au Collège Notre-Dame de la Paix à Erpent, de jeunes rhétoriciens ont accueilli Paul Sobol dans de le cadre de la journée à la citoyenneté, en mémoire des atrocités qui se sont déroulées à Auschwitz.

 

Paul Sobol, né à Paris le 26 Juin 1926. Il raconte aux rhétoriciens et les imprégne de son vécu. Le 31 Juillet 1944, toute sa famille est déportée à Auschwitz. Une fois sur place, il décrit les conditions de vie très misérables dans lesquelles il vivait. Pour rendre les choses plus faciles à la compréhension de son vécu, Paul Sobol demande aux rhétoriciens de fermer les yeux pendant qu'il commence son récit.

 

Il prend du recul pour ne pas se laisser submerger par les émotions, les élèves retiennent tous la plus grande des attentions à son égard. Paul Sobol a survécu grâce à son art qui lui valait du pain de temps en temps mais aussi les cigarettes qu'il échangeait pour une mie supplémentaire.

 

Un destin atroce pour les vieux, les enfants, les femmes enceintes, les personnes handicapées. .. qui, à peine arrivées, sont gazées, fusillées, brûlées ou entassées comme des pantins. Les autres sont humiliés et servent à des expériences. Une vie avec la peur au ventre au quotidien. Une vie de sang, de cris, de craintes... face à l'opresseur nazi. Après la libération, Paul Sobol s'est reconstruit une vie, une famille malgré le deuil, la maladie.

 

Ce que l'on peut retenir, c'est que l'homme a toujours des ressources en lui pour réagir. C'est le message que M. Sobol veut faire passer «Ne jamais baisser les bras». On peut se reconstruire une vie après l'horreur subie: «Il faut mieux être payé moins pourvu qu'on en apprenne plus». C'est une belle leçon de courage et de vie, que Paul Sobol a voulu faire passer aux rhétoriciens, qui je pense restera toujours au fond de notre coeur et de notre mémoire.

 

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Mise à jour : 15/03/2010

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