Compte-rendu de la « Journée du Souvenir »

 

Le 19 février 2008, dans le cadre du cours d’Histoire, le Collège a institué une « Journée du Souvenir » pour les élèves de Rhétorique.

 Douze Professeurs entouraient Melle Tireur, organisatrice de la Journée, dans l’encadrement des élèves.

L’objectif principal de cette journée était de sensibiliser les Rhétoriciens à la démocratie et à la citoyenneté responsable.

Le programme de cette journée était axé sur le souvenir des personnes qui ont combattu  et ont parfois perdu la vie pour notre liberté.

Cette démarche citoyenne s’est déroulée en deux temps forts.


D’une part, la visite du Musée Juif et de la Résistance à Malines, ancienne caserne Dossin,  d’où partaient les convois de Déportés vers Auschwitz.
Cette visite s’est déroulée avec d’anciens Déportés ou membres de Familles de personnes déportées.
D’autre part, les Rhétoriciens ont également découvert le système concentrationnaire de l’époque nazie par la visite du Fort de Breendonk.
En ce second lieu de mémoire, les élèves ont déposé une gerbe de fleurs et fait une minute de silence en commémoration de toutes les victimes de la barbarie.
Cette journée marquante a été prolongée par une réflexion de fond, dès le lendemain,  dans les différents de groupe de retraite.


Ces visites avaient été préparées  par la venue au Collège d’un Témoin, déporté et rescapé d’une condamnation à mort, Mr Raymond Itterbeek.
Ce témoin, ancien Résistant,  fut membre du Réseau « Comète » et prisonnier politique en Allemagne.


N. TIREUR – Professeur d’Histoire

 


Voici le Témoignage ému  de quelques Rhétoriciens  sur la visite du Camp de Breendonk:

    « Les prisonniers passent les portes du fort de Breendonk. Derrière ces murs de béton, à l’allure austère, le cauchemar commence. Il ne se terminera pas. Une fois, entrés, jamais ils n’en sortiront. Le programme débute avec une séance de fouille musclée. Pour la suite, c’est au choix, une seule garantie : la souffrance sera au rendez-vous, avec, en bonus, l’humiliation. Accablés par le froid, privés d’eau et de nourriture, soumis aux coups sanglants et aux insultes permanentes, après leur avoir voler leur liberté, c’est leur dignité qui est mise à mort. Bienvenue dans l’univers hitlérien ! Condamnés à une étroite proximité dans des dortoirs surpeuplés, où les épidémies d’invitent, les détenus voient leur intimité abolie et leur hygiène supprimée. Le soir, c’est les insomnies d’un père, les cris d’une mère, les pleurs d’un enfant. Le jour, c’est les travaux forcés inutiles et les cours particuliers de torture. Dans les couloirs, ça sent la peur et la mort. Au menu : esclavage et désespoir. Qu’est-ce qui tue les prisonniers ? Les SS avisés avec leur fusil et leur haine ? Ou la honte de vivre dans un monde, où, pour avoir la paix, il faut être nazi, collabo ou traître ?
Durant cette journée du Souvenir, les plus sensibles auront eu les tripes nouées, d’autres, plus impassibles tenteront  vainement de feindre l’indifférence. Mais, lorsque vint le moment de rendre l’hommage et que le silence nous fut demandé, pour une fois, il ne se fit pas attendre … Une chose est certaine : chacun repart avec la même arrière-goût amer. Ne digérerions-nous pas les horreurs que la « civilisation » d’hier a perpétrées ? Une interrogation nous saisit : est-ce vraiment une époque révolue ? La réponse est peut-être dans la question … »
 

ANAÏS MASSON – 6C


   « L’après-midi du mardi 19 février 2008, dans le cadre du cours d’Histoire, nous eu l’occasion lors de la Journée du Souvenir, d’aller dans le fort de Breendonk, lieu chargé  d’une lourde histoire et de beaucoup d’émotions.

Lors de cette visite, le sentiment de chaque Rhéto est indescriptible.
Le cheminement de notre pensée  fut, en effet, très personnel.
      Avec notre guide,  nous rentrons dans différentes salles et couloirs profonds  sombres, exigus et oppressants, nous sommes alors transportés dans la douleur  d’un autre monde., aux racines, de la souffrance humaine : torture mentale, psychique et physique constante pour les prisonniers.

 

Ces salles furent insoutenables comme celle de la torture des prisonniers qui, après avoir travaillé durement à transporter de la terre sur une rive opposée, sont appelés la nuit pour continuer leur calvaire.

Merci à tous pour cette journée. »

 

ASTRID MOREAU, GONTRAN de MOREAU de GERBEHAYE, ESTHER

LANOTTE – 6eE

 

 

 

     

 

 

 

 

 

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Mise à jour : 06/03/2008

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