CONFÉRENCE DE MONSIEUR FRANÇOIS MATHIEU*         07 novembre 2008

 

LA CRISE ÉCONOMIQUE ACTUELLE

 

En ce vendredi 7 novembre, les élèves de rhétorique du collège ont eu la chance de pouvoir assister à une conférence tenue par Mr Mathieu, Chef d’Édition du magazine ‘Mon Argent’, concernant la crise économique et sociale affectant notre pays.

Mr Mathieu a permis aux élèves et aux professeurs présents de comprendre les origines et les agents responsables de cette crise palpable quelques mois. 

Notre orateur a également laissé les élèves poser leurs propres questions afin d’éclaircir les zones d’ombre relatives à cette ‘crise de la confiance’.

Cette conférence a pu mettre en évidence qu’une certaine culture financière, qui devrait être dispensée dans nos cours, était importante afin de pouvoir comprendre les tenants et les aboutissants d’un tel évènement.

Merci pour ces éclaircissements !

Mme B. Denil, Professeur de Géographie

 

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Notre société connaît une crise historique. Depuis quelques mois nous sommes entrés à proprement parler dans la crise mais elle nous menaçait depuis bien plus longtemps.
Celle-ci a éclaté mais personne ne sait qui en est réellement responsable. Elle cause évidemment de gros problèmes au niveau bancaire. Heureusement, tout n’est pas encore perdu pour tout le monde. Il faut aujourd’hui tenter de limiter les dégâts.

Tout d’abord, nous avons entendu parler des subprimes. En effet, les prémices de la crise se passent aux Etats-Unis. L’immobilier allait bien, les gens achètent des maisons et empruntent. Les banques leur prêtent tout en sachant que les gens ne sauront rembourser. Plus les valeurs des maisons augmentaient, plus les Américains étaient virtuellement riches. Ils empruntent donc à nouveau et s’endettent petit à petit. Mais dès qu’on observe un relèvement des taux, les emprunteurs étant incapables de rembourser, on entre dans un cycle de ventes forcées des maisons de ces emprunteurs. Comme ces maisons sont toutes mises en vente plus ou moins en même temps, le marché immobilier s’effondre et les banques vont à la faillite.

Plus près de chez nous, les banques ont aussi leurs responsabilités. En effet, elles ont mal informé leurs clients alors que la plupart des dirigeants sentaient la crise arriver. Les agences de notation ont commis des fautes. Elles ont notamment mal jugé les risques de prêt. Alan Greenspan a lui aussi sa part de responsabilités. En effet, le directeur de la Réserve Fédérale américaine a stimulé la croissance économique aux States en baissant considérablement les taux d’intérêt. Cette manœuvre a attiré la tentation de consommer (sic). A tel point que le taux d’épargne aux Etats-Unis est négatif puisque les gens consomment plus que ce qu’ils ne gagnent : c’est l’endettement des ménages. Par exemple, un bébé qui naît aujourd’hui aux USA démarre dans la vie avec une dette estimée à 30.000 euros…
Les autorités n’ont pas non plus joué leur rôle. Elles ont laissé faire le marché qui réintègre un libéralisme plus affirmé.
Toutes ces personnes ou institutions ont bien leur part de responsabilités mais n’est-il pas vrai que nous sommes aussi responsables ? Beaucoup de gens ont acheté des produits sans considérer les risques que cela représentait. Les taux d’intérêt sont élevés quand les risques le sont aussi !

Ensuite, la crise a posé beaucoup de problèmes aux banques. Celles-ci ont acheté des produits dérivés des crédits hypothécaires. Toutes nos institutions subissent les conséquences de la triste situation américaine de par son statut mondial. Les produits ne valent plus beaucoup, ils sont donc dépréciés des banques, ce qui a engendré la méfiance.

Enfin, la population se rend bien compte qu’elle a perdu de l’argent. Il est donc temps de limiter les dégâts. Les autorités monétaires ont injecté des liquidités dans les banques pour leur permettre de ne pas déposer le bilan. La Banque Centrale Européenne a un peu baissé les taux d’intérêt. Les Etats ont tenté de prendre en main la crise pour tenter d’éviter la panique et protéger l’épargne. L’Etat apporte en effet une garantie de sécurité de 100.000 euros.

                                                                                                                                           Florence Bourlond (6B)


* Chef d'Edition, "Mon Argent, Journal "L'Echo"

 

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Mise à jour : 21/11/2008

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