Le XXIVème tournoi d’éloquence du Collège d’Erpent

 

« En ces temps de tromperie universelle,  dire la vérité est un acte révolutionnaire. » (Georges Orwell). Et ils se sont révoltés ce vendredi 22, dans une salle plus fourmi que cigale, dans une athmosphère feutrée, devant un public médusé. Chaud dedans, chaud devant et peut-être un peu glissant sur les routes.

 Par ordre de passage,  le premier à ouvrir le bal, c’est Guillaume. Il nous prouve que si un petit moustique peut ruiner votre nuit, l’homme, à échelle individuelle, peut parvenir à inverser la tendance de destruction massive de son environnement. Il y croit fermement et est convaincant.

 Ensuite, Philippine s’est indignée de l’oppression gratuite et a encouragé les victimes à se révolter pour lutter contre l’injustice. A la fois touchante et forte, avocate  de la cause des plus faibles, elle haît l’indifférence.

 Léa maîtrise prodigieusement bien son stress et dégage une sérénité réconfortante. Ses mots doux, ses phrases courtes déroulent gentiment le cours d’une vie assumée : de la blancheur des dents de lait au charme des rides et des cheveux blancs.

 Radu a failli se présenter avec le veston gentiment prêté par Mr Lecocq, Président de l’Association des Parents. Petit contretemps conjugué sur le mode de l’humour pour introduire son propos sur la manière de profiter de l’instant présent mais pas à n’importe quelle condition.

 Après l’entracte, c’est au tour de Louanne, révoltée et amoureuse de sa planète. Envisager d’aller vivre sur la lune parce que l’homme épuise les ressources de la terre amène Louanne à diagnostiquer une bipolarité coupable de certains scientifiques et elle ne mâche pas ses mots.

 Chloé enchaîne. Le ton posé, le discours structuré, la timidité assumée … mine de rien, elle croit aux super pouvoirs des ados. A coups d’exemples pertinents, Chloé est intimement convaincue que les encouragements plus que les aptitudes innées poussent à surmonter les obstacles.

 Antoine a géré les éliminatoires comme un pro. Une technique oratoire indéniable, un propos précis, des idées surprenantes et un humour éminemment sympatique lui ont permis de venir courageusement au bout de sa présentation en finale. L’audace et le stress ne font pas bon ménage.  Antoine nous a nénamoins fait découvrir les limites de l’humanité et il faut les connaître pour sauver le monde.

 Louise clôture le tournoi. Je demande à Louise juste avant son passage : « Ca va aller ? Pas trop stressée ? L’année dernière, c’est le dernier candidat qui a remporté le tournoi. Lâche prise.» Louise répond : « Je ne suis pas là pour gagner, juste pour me prouver que je peux le faire. » Louise a géré l’un et l’autre, a séduit le public et le jury.

 Présentés sympatiquement par Géraldine et Denis, ces 8 étudiants ont été sélectionnés en demi-finale parmi 15 élèves au total. Le jury, présidé par Pierre Marlet a couronné :

-          Radu Bradatan avec le prix des Anciens,

-          Guillaume Mouchet avec le prix de l’IESN (3ème prix),

-          Chloé Englebert avec le prix de l’Unamur (2ème prix),

-          Louise Schraverus  avec  le  prix  du Public (librairie Papyrus)  et  le prix  de l’Association des Parents (1er prix),

-          Louanne Collin,  Antoine Ide, Philippine Jadoul et Léa Saussez ont reçu, comme leur camarades de galère, présentateurs compris, deux places de cinéma à l’Acinapolis pour leur participation passionnée et leur audace passionnante.

 « Soit le changement que tu souhaites voir dans le monde. » (Mahatma Gandhi). Ils l’ont formulé haut et fort vendredi soir. On est tous rassurés : ils vont le faire. Chapeau bas. Bravissimo.

Isabelle Ronveaux – Secrétaire de Direction – 24/01/2016




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Mise à jour : 27/01/2016

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