JOURNEE de la MEMOIRE - BREENDONCK 2016

La journée du Souvenir qui s’est déroulée à Breendonk ce vendredi 5 février a permis, comme son nom l’indique, aux élèves de rhéto de prendre ou reprendre conscience de ce qu’ont pu vivre, de 1939 à 1945, des hommes et des femmes, semblables à eux, sur les terres qu’ils foulent chaque jour.

Les quelques guides qui les ont accompagnés, que ce soit au sein du Fort ou du Mémorial, ont su expliquer aux jeunes l’état d’esprit des victimes mais aussi des tyrans de cette guerre tout en y montrant la ressemblance à certaines situations actuelles.

La passion dans le récit de ces personnes a donné à chacun des élèves de quoi réfléchir et a suscité, chez beaucoup, des réactions virulentes à ces atrocités. Souvent, la violence commençait bien avant l’arrivée aux camps et ne se limitait pas à des supplices physiques. Plusieurs ont vu leurs proches être mis à mort pour des broutilles, être torturés pour obtenir des informations ou ont dû se débarrasser de corps sans vie en ayant conscience qu’ils seraient peut-être prochainement à leur place.

Cette souffrance psychologique s’ajoutait à la faim, au manque d’hygiène, aux coups et au manque de considération. Les conséquences sont pour eux un réel manque d’intimité, de compassion, de limites à la violence, mais aussi une notion faussée de propriété vis-à-vis d’eux : les Allemands les traitent en effet moins bien encore que leurs animaux.

Ces situations étaient assez extrêmes et le petit nombre de survivants n’a jamais pu oublier. Tous en sont ressortis avec des séquelles : des bruits, des images, des cauchemars répétitifs,… qui les ont hantés jusqu’à la fin de leur vie.

Bien que tous les étudiants connaissaient l’ensemble de ces faits, il fut bon pour chacun de se l’entendre rappeler afin que l’atrocité de ce qui s’est passé ne soit pas minimisée. L’un des guides a également souligné qu’il était important de prendre conscience que ce sont des combinaisons de différents types de violence dont ces populations ont été victimes et qu’il est  du devoir de chacun de se révolter lorsqu’il les rencontre afin de ne pas laisser les erreurs de l’histoire se perpétuer.

ENGLEBERT Chloé, élève du CNDP, le 22 février 2016





 

_________________________________________________________________________________

Mise à jour : 23/02/2016

© Copyright 2016 / droit d'image                                                                                                                      webmaster webmaster.cndp@gmail.com