JOURNEES SPORTIVES 2008 - 2009

 

 

JOURNÉE SPORTIVE DES 1ères

 

JOURNÉE SPORTIVE DES 2èmes

JOURNÉE SPORTIVE DES 3èmes

JOURNÉE SPORTIVE DES 4èmes

JOURNÉE SPORTIVE DES 5èmes

JOURNÉE SPORTIVE DES 6èmes

 

Un tout grand merci aux professeurs d'Éducation Physique pour ces journées !

 

Hier issu du vieux français « se desporter » (s’amuser), aujourd’hui acteur et tout à la fois produit de la vie en société, le sport est santé, d’abord et indubitablement : même le sceptique, qui remettrait en cause l’infaillibilité du mythique « Mens sana in corpore sano », concéderait –à l’opposé d’une « utilité d’avachissement »-l’utilité de mouvoir le corps. Hélas et heureusement, le sport n’est pas « que » santé : parce qu’il est mouvement, il incite au dépassement de soi, …au dépassement des autres; parce qu’il incite au dépassement, il induit l’expression corporelle; parce qu’il est expression, il est plaisir pour ceux qui le pratiquent, mais aussi spectacle et suspense pour ceux qui le regardent.

 

L’instrumentalisation de la fonction éducative du sport n’est pas neuve, remontant à la conception humaniste de l’éducation telle que la concevait la Renaissance. Le Gargantua de Rabelais et son maître se levaient à l’aube pour méditer une page de l’Ecriture sainte, puis venaient les jeux physiques du matin : « Ils jouaient à la balle, à la paume, à la pile trigone, galantement s’exerçant les corps comme ils avaient auparavant les âmes exercées. Tout leur jeu n’était qu’en liberté, car ils laissaient la partie quand leur plaisait et cessaient ordinairement lorsque suaient ou étaient autrement las. » Pareil emploi du temps, reposant sur l’équilibre entre activités cérébrales et physiques, affirmait l’ambition des humanistes : accéder aux connaissances les plus variées, tout en respectant l’idéal chevaleresque. L’écuyer qui montre l’art de la chevalerie à Gargantua porte symboliquement le nom de Gymnaste…

 

Rabelais influencera Montaigne, pour lequel « les jeux et l’exercice seront une bonne partie de l’étude : la course, la lutte, la musique, la danse, la chasse, le maniement des chevaux et des armes. Je veux que la bienséance extérieure, et l’entregent, et la disposition de la personne, se façonnent avec l’âme. Ce n’est pas une âme, ce n’est pas un corps qu’on dresse, c’est un homme. Et, comme dit Platon, il ne faut pas les dresser l’un sans l’autre, mais les conduire également, comme un couple de chevaux attelés au même timon. »

 

Cette complémentarité entre l’étude et le sport, parfaitement définie dès la Renaissance, tombera cependant progressivement dans l’oubli, l’armée relayant l’école dans l’instrumentalisation de l’exercice physique : il n’y s’agissait plus de bouger pour mieux percevoir l’âme, mais pour être prêt à guerroyer... Ainsi faudra-t-il attendre le XXème siècle pour voir introduite l’éducation physique dans les programmes scolaires belges. Aujourd’hui bien ancrée dans ces programmes, elle est pourtant toujours réduite à deux heures hebdomadaires (officielles…) : portion que l’on peut trouver congrue en comparaison de ce que fut l’humanisme « gargantuesque »…

source : Médiathèque CFWB

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Mise à jour : 06/10/2008

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