Des projets sociaux au Collège  le DBA

 

« Le but dernier, la raison d’être des Collèges

 est de former des hommes et des femmes pour les autres »

(P-H Kolvenbach, ancien préposé Général de la Compagnie de Jésus)

 

  Le projet d’établissement du Collège fait de l’éducation au développement et de la solidarité deux éléments majeurs du projet éducatif.

Il est fondamental d’amener nos jeunes à s’engager afin de les amener à renforcer leur capacité à être des acteurs de changement social, afin de leur imprimer aussi une ouverture aux autres.

 

Cette année, huit élèves vivront une expérience  d’engagement au sein d’une action collective de solidarité au cours d’un chantier qui se déroulera au Maroc durant les vacances de Pâques.

De même, sept élèves partiront en juillet 2008 au Burkina-Faso pour comprendre les enjeux et les mécanismes de la relation à l’autre dans un contexte interculturel.  Ces élèves partent dans le cadre de DBA (ONG - Défi Belgique Afrique).

 

Ces activités, rendues possibles grâce à la disponibilité et au dynamisme de quelques enseignants, permettront à nos jeunes étudiants de réfléchir sur la situation sociale, économique, politique et écologique de leur pays en regard de deux pays d’Afrique.

 

                                     Stéphan de BRABANT

                                                                                                                           Directeur

 

Les élèves partant en Afrique de l’Ouest pour vivre un séjour d’échange et de travail avec les populations du Sud sont :

 

D B A - EDITO

 

Chers parrains,

 

Je ne peux m’empêcher de revenir sur une émission électorale à laquelle a participé un candidat-président français à la télévision francophone la plus regardée dans le monde.

Accroché sur une question relative au Burkna Faso, ce dernier n’a pu s’empêcher de dire qu’il admirait la bonne humeur de

 « ceux qui n’ont rien ».

A Ouagadougou, ce n’est guère faire un compliment que de vous regarder depuis le Nord et de vous cataloguer de la sorte.

« Sa bouche ne porte pas de caleçon », disait-on déjà auparavant de lui en Afrique.  Et c’est clair que ce soir-là sa bouche aurait peut-être dû porter un sous-vêtement…

 

Dans cette même rubrique du DaBA de décembre, nous fondions nos espoirs d’une société plus ouverte, plus attentive au souci d’autrui. 

Mais la réalité a été un peu différente.

Dans une société où 90% des gens s’informent uniquement via les journaux télévisés, la majorité de la population française est tombée sous le charme d’un discours musclé, sécuritaire et axé sur le travail.  On a diabolisé l’étranger et créé un sentiment d’insécurité, de repli sur soi.  On ne sort plus, on a peur de l’autre.  On a évidemment repris, d’une manière pernicieuse, certaines thèse d’extrême droite.

 

Soit. 

C’est le jeu de la démocratie.

Et on a crée un ministère de l’immigration et de l’identité nationale, avec l’instauration de l’immigration choisie.  Super, on va pouvoir piller les matières grises des pays du Sud.

C’est de l’esclavage moderne, affirme le chanteur vedette du Burkina Faso, Zêdess.  Avant c’était « belles dents, bien musclés ; aujourd’hui on veut du noir diplômé, intelligent ». Bon

Comprendre l’autre

Mais parler des burkinabè comme des gens qui n’ont rien ! ça non…

Ils ont la plus belle des richesses : celle qui vient du cœur….Où comme européen, on se sent presque gêné devant tant de sacrifices fait pour accueillir l’étranger qui vient frapper à sa porte.

 

Où comme européen nos clichés médiatiques s’effacent pour admirer cette volonté africaine de s’en sortir.  Où comme européen on prend enfin le temps de discuter, d’égal à égal.  En Afrique, ne dit-on pas que les occidentaux ont tous des montres mais qu’ils n’ont jamais le temps ?

Dans ce nouveau numéro, vous pourrez lire un résumé des 5 années du programme Padel qui aura permis finalement de toucher pas moins de 8 villages au Burkina et de quelque peu révolutionner le quotidien de ces gens.

Des projets 100% locaux gérés par les populations même.  Si vous voyiez de vos yeux comme ces gens se démènent pour s’en sortir…

Nous aurons l’occasion aussi de vous exposer nos premiers défis d’éducation au développement de notre nouveau programme CODDéSUD.

 

Des jeunes du Bénin, Sénégal et Burkina s’apprêtent à accueillir dès juillet plus de 100 adolescents belges de Wallonie et de Bruxelles impatients après 9 mois de formation de découvrir enfin l’Afrique au quotidien, au travers d’échanges, de travaux en commun et prêts à vivre une expérience unique qui, nous l’espérons, leur donnera envie de devenir à long terme, d’une manière ou d’une autre, acteurs d’un monde plus juste, par leurs comportements, les idées qu’il défendent, leurs engagements.

 

En août, DBA sera de nouveau en prospection au Mali pour évaluer la possibilité d’offrir une nouvelle destination pour les séjours d’immersion face à une demande toujours croissante.  Au mali, chez des gens qui contrairement à ce que beaucoup pensent, ont tant de choses à nous donner.

 

Les centaines de jeunes partis en Afrique avec DBA l’ont découvert et vécu souvent jusqu’à leur donner envie d’en témoigner et de s’engager.

 

Et si vous leur demandiez leur avis ?

 

                                              Damien PIRON

 

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Mise à jour : 03/03/2008

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